Dès le Moyen Âge, avec le XIIIème siècle, le milieu de l'art "européen" s'organise autant en communauté qu'en compagnie, et parfois en confrérie, puis, avec le XIVème siècle, autant en guilde qu'en académie, et parfois en corporation, cela le plus souvent sous la dénomination de "Saint-Luc" le Saint patron des arts et des MÉDECINS... 




          Ainsi, tandis qu'aux Pays-Bas des Bourguignons (ARTois, Flandre, Hollande, etc...), au XVème siècle, le peintre primitif Rogier van der Weyden est inscrit sur le registre de la guilde bruxelloise de Saint-Luc, aux Pays-Bas des Habsbourg (Une grande partie du Benelux et du Nord-Pas-de-Calais), au XVIème siècle, le peintre satyrique Pieter Brueghel l'Ancien, la portraitiste Catharina van Hemessen et, au XVIIème siècle, le peintre baroque Peter Paul Rubens sont membres de celle anversoise... Au mieux, ces regroupements ont la pertinence d'être les modèles de référence, conjointement à l'Académie athénienne de Platon (387 av. J.-C.), et, au pire, l'impertinence d'être des modèles d'opposition, telles la très parisienne (Lettres patentes cachetées par Charles VI au Palais du Louvre en 1391) et la très romaine (Bulle du Pape Grégoire XIII greffée au Vatican en 1577) Académie de Saint-Luc, des futures grandes académies. Léguant à l'Histoire une atmosphère des plus spirituelles, l'Académie florentine néoplatonicienne (Pic de la Mirandole, Laurent le Magnifique etc....), fondée sous la chefferie plutôt anARCHiquE (Consolidation d'une seigneurie ! - Palais de la Seigneurie édifié en 1316...) de Cosme l'Ancien (titre de Gonfalonier de la République florentine !), par le poète philosophe Marsile Ficin, en 1459, l'Académie florentine de dessin (Michel-Ange, Titien etc...), fondée sous la chefferie plus anarchique encore (Le Palais Pitti, tout un art !) de Cosme 1er de Médicis (Tête de proue de la République florentine avant de devenir duc de Florence puis grand-duc de Toscane !), par l'artiste théoricien Giorgio Vasari, en 1563, ou encore l'Académie française, alors qualifiée de "royale" (tout un art, vraiment !), de peinture et de sculpture (Charles Lebrun, Philippe de Champaigne etc...), fondée sous la Régence d'Anne d'Autriche (Lettres patentes cachetées au Palais du Louvre) par le conseiller d'État Martin de Charmois, en 1648, développent un potentiel pacificateur chez bon nombre d'esprits... D'ailleurs, malgré un MA(SO)CHISME sous-jacent, au XVIIème siècle, alors que la première femme peintre d'Histoire, la baroque Artemisia Gentileschi (École caravagesque), intègre l'Académie florentine de Dessin (1616), la classique Catherine Duchemin Girardon (Peinture florale), dont le morceau de réception a probablement été détruit, apparaît comme la toute première femme reçue à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture (1663). Car, si cette dernière académie est officiellement ouverte aux femmes, le titre de professeur, normalement conféré par la réalisation d'une peinture d'histoire en morceau de réception, leur est catégoriquement refusé. Gageons alors que le morceau de réception "La paix ramenant l'abondance" (Peinture d'allégorie rattachée à la peinture d'Histoire), daté de 1783 et conservé au Musée du Louvre, réalisé par la classique Élizabeth Vigée-Lebrun, paraisse plus en PARfaIt exemple d'héritage arbitraire que d'annihilation pure et simple d'un évènement historique mondialement attendu !!!! Lors de la même séance qu'Élizabeth Vigée-LeBrun, Adélaïde Labille-Guiard (Ou Adélaïde Labille des VERTus) la rejoint, après avoir brillamment (Nullement besoin de notes !) enseigné à l'Académie de Saint-Luc de Paris, comptant parmi la petite dizaine de femmes alors jamais admises. Il faut dire qu'à partir de 1770, pour que l'homme garde intacte toutes ses grandes aspirations au titre de dominateur sexué, un quota limite définitivement à quatre le nombre des nouvelles académiciennes ! Peu importe leurs qualités et leurs charmes, le MUSEllement féminin s'effectue en toute rigueur... Ce qui vaut bien, en totale synchronisation, un autoportrait historique car des plus emblématiques, de l'une de ces quatre privilégiées, la pastelliste classique Marie-Suzanne Roslin. Ainsi, dans son tableau au titre évocateur d'une mise à l'index plus que menaçante, "Autoportrait avec le portrait de Maurice-Quentin de la Tour à l'index", elle se dépeint de façon particulièrement cinglante, caricaturale, en copiste de l'autoportrait de son maître !! Aussi, c'est avec beaucoup d'habileté que la portraitiste classique anglaise ANGElica Kauffmann dépasse toutes ces prérogatives masculines, en se positionnant comme un des piliers de l'Académie Royale des Arts, au même titre que le néo-classique Joshua Reynolds (Premier président), fondée par le roi George III (Acte personnel cacheté au palais de Buckingham), en 1768...

          Pour l'heure, celle du Haut Moyen Âge, l'individualisme populaire est exacerbé par les pièces de théâtre au menu toujours démoniaque, les Mystères, jouées sur les parvis des cathédrales et protégées par un clergé surpuissant, appréciant une mise en abyme culturelle menant le manant (Alors synonyme d'habitant) sur le chemin de la purgation. Déjà, la catharsis aristotélicienne se présente comme la clé à toute bonne tragédie qui se respecte. À commencer par la vie... Un miracle pouvant toujours arriver, telle l'entrée PRopIcE au Paradis ! Concomitant, ou non, à tous ces regroupements, d'autres font leur apprentissage dans des ateliers de renom, se démarquant notablement des précepteurs, alors tant recherchés par tout le patriciat. En effet, les ancêtres de nos professeurs, dont les plus illustres remontent à l'antiquité, principalement autour de figures philosophiques grecques, tels le présocratique Anaxagore (Vème siècle av. J.-C.), précepteur du stratège militaire et politique grec Périclès et du tragi-satyrique grec Euripide, le stoïcien Sénèque (Ier siècle ap. J.-C.), précepteur du romain Néron, ou encore Aristote (IVème siècle av. J.-C.), précepteur du roi macédonien et pharaon d'un an Alexandre le Grand, n'entrent pas dans l'éducation des futurs grands maîtres ! Les peintres comme les sculpteurs possèdent leurs propres structures homogènes, capables d'apporter une dimension intellectuelle mais, également, économique à leurs débutants. Outre une solde mensuelle, ces ateliers leur offrent le gîte, le couvert et des vêtements parfois neufs, soit à la mODE... En échange, tandis que les maîtres, en tant que chefs d'atelier (Titre alors exclusivement masculin), doivent faire face à leurs nombreuses commandes, les élèves les plus doués, alors nommés compagnons, mélangent les couleurs et investissent la toile dans une ébauche préparatoire. Les autres étant chargés de pulvériser les pigments et d'incorporer les liants... Soit l'assertion d'un geste ne pouvant être insufflé que par un maître au talent reconnu ! Ainsi, au Quattrocento, alors que Sandro Botticelli peint ses premières vierges dans l'atelier le plus réputé de Florence, celui du moine Fra Filippo Lippi, au côté d'Andrea Del Verrocchio, Léonard de Vinci perfectionne son art en entrant, dix années plus tard, dans l'atelier du même Andrea Del Verrocchio... Sur la toile "Le Baptême du Christ" (1472-1475), commandée par l'église du monastère de San Salvi de Vallembrosa, à Florence, et conservée au Musée des Offices de la même ville, dansent la main du maître avec celle du compagnon (Le jeune garçon de gauche est très probablement de Léonard de Vinci), intronisant l'élève dans le milieu de l'art, telle la nécessité du Baptême. Tous sont inscrits à la GUIlDE de Saint-Luc de Florence...

            Les livres, avec en premier lieu la Bible, dont les premiers écrits remontent à l'âge du bronze final en région de Canaan (Entre le XVIème siècle av. J.-C. et le XIème siècle av. J.-C., date d'apparition du fer chez les philistins immigrés), et les derniers à l'âge antique (Au IIème siècle ap. J.-C.), mais, aussi, les "Métamorphoses" du poète latin Ovide, datées de l'an I, ainsi que l'"Iliade" et l'"Odyssée", attribuées à l'aède (Auteur-compositeur pour phorminx, l'ancêtre de la lyre) grec Homère, datées entre le VIIIème siècle et le IXème siècle av. J-C, se présentent comme les puits sans fin où chacun aime à se rafraîchir. Remettant ainsi au goût du jour les textes antiques, le courant humaniste (Du latin "humanitas" définissant la civilisation par une "amabilité" partagée), avec pour précurseur le philologue (Un amoureux des lettres) florentin Pétrarque, au XIVème siècle, et s'étendant sur toute l'Europe, dès le XVème siècle, grâce notamment à l'invention de l'imprimerie par l'allemand Johannes Gutenberg (1455), s'impose progressivement. Par une meilleure appréhension de la théologie qui en découle, la recherche humaniste se PORTe en principe fondateur de toute une civilisation aimablement studieuse, s'accordant finalement sur une grandeur d'âme au nom d'un principe divin, tissant un fil MODErniste entre l'animalité et la spiritualité (Réflexivité du spirituel), soit le mythe et le sacré (Authenticité du Sacré). Ainsi, lors de la Haute Renaissance, des échanges sur le libre ARbiTre fleurissent, à la manière de ceux du théologien saxon Luther, père du protestantisme, et du prêtre hollandais, et non moins philosophe, Érasme. En 1511, en écho à une folie divinement reconnue (Nouveau testament, Corinthiens, 1ère Épître), ce dernier finit par signer l'"Éloge de la folie", interrogeant, non sans esprit, toute la rationalité humaine... D'autre part, bien plus que par une tradition dignitaire quelconque, c'est en recevant des artistes florentins et italiens, comme Sandro Botticelli, Michel-Ange et Léonard de Vinci, tout en démultipliant ses talents artistiques (Danse, Musique et Poésie) que le nouveau "SEIGNEUR" de Florence, Laurent de Médicis, accède au qualificatif de MAGnIfiquE (Terme désignant alors la générosité). Qui plus est, il réussit à faire libérer, en toute amabilité avec les cours étrangères, un jeune philosophe théologien italien, Pic de la Mirandole, alors emprisonné en France (Château de Vincennes), par le roi Charles VIII, suite à la demande d'un nonce apostolique (Ambassadeur du Saint-Siège). En 1486, la publication de 7 de ses 900 thèses à consonance syncrétiste, et ce malgré le pacifiste "Discours de la dignité de l'homme", lui valut de tomber temporairement (Bulle d'absolution en 1493) en disgrâce pontificale. Les cours royales, comme celle française, de la reine florentine Catherine de Médicis, au coeur du Cinquecento, où déambulèrent le maniériste italien Primatice, le sculpteur Germain Pilon, le philosophe Michel de Montaigne, le poète Pierre de Ronsard, le talentueux savant Bernard Palissy, et bien d'autres encore, jouent en faveur d'un mécénat à l'ART DE VIVRE raffiné. Car, ad fine, l'art de gouverner ne s'établit-il pas en écho avec l'art de déambuler mAgiSTRalEment ?! Aussi, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, au titre de Mécène, une antonomase provenant d'un homme politique, proche de l'empereur Auguste, qui s'était entouré d'artistes, dont des poètes comme Horace et Virgile, se juxtapose une affaire d'élite suscitant finalement moins les fantasmes que les convoitises ! À partir de 1664, un nouveau pas est franchi par le cardinal florentin Léopold de Médicis, co-fondateur de l'Académie de l'Expérimentation (Accademia del Cimento) et arrière petit-fils du mécène de l'astronome Galilée, Ferdinand 1er de Médicis (Grand-duc de Toscane et oncle de la reine de France et de Navarre Marie de Médicis). Prônant l'observation scientifique de la nature par la méthode galiléenne, soit dans une démonstration logique toujours inspirée d'une expérimentation SENSible, et souhaitant précisément souligner toute la PORTéE d'une sensibilité artistique, il commande à plus de deux cents artistes leurs propres autoportraits pour orner le corridor Vasari. Construit un siècle plus tôt, à la demande de Cosme Ier de Médicis, sur le Ponte Vecchio, ce corridor relie le théâtral Palais Pitti au Palais Vecchio.

          Soutenant l'ensemble de l'échiquier, l'Université (Alma mater studiorum) est active dès la fin du XIème siècle, dans la ville de Bologne, en Italie. Assurément, la fille aînée de l'Académie de Platon (387 av. J.-C.) et du lycée d'Aristote (335 av. J.-C.), celui appelé pour ses leçons données en marchant, le futur se chargeant en impromptus cocasses, l'école péripatéticienne (Quand enseigner la vertu revient à enseigner tout son contraire...), recherche l'acquisition d'une justice véritable par une compilation de savoirs. Ainsi, à ses débuts, l'université rassemble toutes les connaissances juridiques, mêlées à celles de grammaire, de logique, de rhétorique etc... Dès 1150, l'Université de Paris regroupe tous les élèves des collèges de la rive gauche, comptant par ailleurs nombre d'étrangers sur ses bancs. Clercs et ecclésiastiques sont expressément formés à mieux guider le manant, soit à essayer de le faire accéder au rang de gentilhomme, l'homme bon au savoir universel tant rêvé. Tel que le décrivit notamment l'écrivain diplomate italien Baldassare Castiglione, comte de Novellata, dans son "Livre du Courtisan", publié en 1528, à Venise (Assurément, le spectre de Casanova rode déjà !!)... En 1167, sous le règne d'Henri II, l'université d'Oxford se développe considérablement suite au grand rapatriement de tous les étudiants anglais... Initiée dès le XIIème siècle par l'enseignement dialectique (Thèse-Antithèse-Synthèse !) de l'abbé français Pierre Abélard (Précepteur de l'abbesse Héloïse d'Argenteuil, première femme de lettres connue d'Occident), la scolastique, qui concilie la philosophie grecque, surtout celle péripatéticienne (Sans commentaire !!), avec la théologie chrétienne (Il s'en est fallu de peu !!), telle formulée par les Pères de l'Eglise, dont saint Anselme de Cantorbéry, achemine une même recherche humaniste. Canonisé à la Renaissance et nommé Docteur de l'église au Siècle des Lumières, l'archevêque italien de Cantorbéry, auteur du "Proslogion" et du "Monologion", se présente comme un des PIONniers de la preuve ontologique (Proposition propre) du monothéisme, donnant à la grandeur divine une existence intrinsèque. Cette preuve sera encore approfondie par le philosophe allemand Emmanuel Kant, avec notamment la création du terme "ontothéologie", dans son ouvrage "Critique de la raison pure" (1781), établissant ses premiers fondements théologiques dans un rationalisme esthétique (Idéalisme transcendantal), telle la perception signifiante d'une grande beauté paysagée.

        Dès lors, le spectre platonicien rôde alentour, soufflant une puissante élévation d'âme, au travers d'une capacité finalement probable, puisqu'intelligible, à s'ancrer dans un corps éternel... Conséquence logique, en pleine querelle des universaux, qui dura plus d'un siècle, confrontant les deux illustres penseurs grecs du Vème et du IVème siècle av. J.C., Platon (Réel vu comme une transcendance/Impuissance de transition) et Aristote (Réel vu comme une immanence/Potentiel de puissance), l'École de Chartres ou Académie chartraine, instaurée, au XIème siècle, par l'évêque français Fulbert de Chartres (Saint Fulbert), sous le règne de Robert II, exhale une scolastique donnant à savourer pleinement la théorie des formes (Monde des idées) de Platon, au travers du prisme pythagoricien de la monadologie. Prônant la gouvernance du monde des universaux (Idéalisme de principe), tel qu'un prédicat (Complément d'attribution), sur celui des particuliers (Matérialisme de principe), tel qu'un nominalisme (Complément de nomination), la monadologie décompose un tout (Monade) en parties (Dyade). La connaissance de l'Univers se décomposant ainsi en différents savoirs, de même que celle de l'être, en une pluralité d'êtres, incluant indifféremment, selon Aristote, le non-être (Complément inconscient de l'être)... Pierre Abélard renchérissant sur ce dernier par l'émission du principe d'indifférence des Universaux (seul le divin, soit l'Universel, compte !!!!)... Aussi, c'est en élargissant le champ de son savoir, passant de la simple étude classique des sept arts libéraux (Mariage du trivium et du quadrivium), instaurée par les grecs et remise à l'honneur par le moine anglais Alcuin (Précepteur de Charlemagne), dans sa fameuse école réformée dite palatine (782), aux sciences théologiques, telles qu'égyptiennes, que l'école de Chartres réussit à intégrer les prémices d'une MODERnitÉ. IMMANquablEmeNT, par ce principe d'unité, la monadologie compose une musique divinement universelle (Ordre), se diffusant sur une variété de fréquences, c'est-à-dire selon différents modes de perception, aussi bien transcendants qu'immanents... Oui, bien-sûr, à chacun de faire en sorte de capter ces ondes !!!!



La MONA(LISA)dologie PYTHagOricieNne entre dans la MODErnité du PLI deleuZiEN pour aCHEMINer sa substance matriCIELle divine.




          BON an mal an, en pleine Renaissance, tandis que l'Université demeure en quête d'une réalisation VERTtueuse assurément moins par un essor mondial que par l'établissement de nouvelles normes de jugement, comme celles de l'Université Romaine des Peintres, Miniaturistes et Enlumineurs (1478), un débat sur l'arrivisme s'amorce avec l'apparition du diplôme, perdurant pendant le Siècle des Lumières et explosant magistralement en 1935, lors de la conférence universitaire de l'homme de lettres français Paul Valéry, intitulée "le Bilan de l'Intelligence" : "Je n'hésite jamais à le déclarer, le diplôme est l'ennemi mortel de la culture. (...) Plus le contrôle s'est exercé et s'est multiplié, plus les résultats ont été mauvais. Mauvais par ses effets sur l'esprit public et sur l'esprit tout court. Mauvais parce qu'il crée des espoirs, des illusions de droits acquis. (...) C'est là, il faut l'avouer, une étrange et détestable initiation à la vie intellectuelle et civique." Aussi, illustration saisissante d'une vie civique déchue, la notion même de justice se voit restreinte à sa fonction professionnelle, de par l'acquisition d'un diplôme coupé de toute dimension universelle/divine, induisant notamment une autocritique constructive, capable de rendre justice à soi-même, en tout état de cause. Le jugement devant avant tout être posé en fait (Jugement universel/divin relevant d'une synchronie) et non en droit (Jugement individuel/humain relevant d'une diachronie), selon des philosophes comme le français Henri Bergson ("La pensée et le mouvant" publié en 1934) ou encore Platon (Théorie des Formes)... De sorte qu'une justice terrestre ne serait plus qu'illusoire, plongeant dans un long sommeil des mécanismes innovants, tels ceux relevant d'une justice d'ensemble, comme la "Déclaration Universelle des Droits de l'Homme", induisant entre autres le plein développement de la personnalité (Art. 22 et 29)... Sans équivoque, un hiatus se crée avec une dérive humaniste se positionnant sur une définition des plus confinées. De façon abrupte, ce qui devait éclore en mouvement universel devient l'apanage de quelques individus, dont la fonction unique consiste à connaître ou, tout du moins, paraître connaître beaucoup de choses et de gens, et ce pour des questions d'ordre purement DIPLOMatiquE. Préparant ainsi le lit d'un XXème siècle sanguinaire, cautionnant autant les bombes que les bons mots... Il est vrai que dès le XIXème siècle, un philosophe idéaliste comme l'allemand Georg Hegel (« Phénoménologie de l'Esprit », publié en 1807) que chercha à spiritualiser à l'extrême l'allemand Martin Heidegger ("Profession de foi en Adolf Hitler" publiée en 1933), ne s'essaie déjà plus à réaliser une unité s'ouvrant spontanément sur une divine altérité. Bien au contraire, il ouvre le champ à une dialectique en quête d'un devoir suprême, tel un médecin toujours inapte à soigner un mal.

          InDénIABLEment, un abîme se creuse. Et, c'est le Salon des Refusés qui naît, sans faire-part, en 1863, sous Napoléon III, après son frère jumeau, le Salon Officiel, qui naît, pour sa part, en 1725, sous Louis XV... Initialement nommé Salon de l'Académie Royale des Beaux-arts, ce dernier était réservé à l'exposition des tableaux des académiciens de la gente masculine, uniquement. Contrairement à l'institution établie en 1789, pour remplacer l'académie, c'est sous la nouvelle dénomination de Salon de Peinture et de Sculpture qu'il s'ouvre, en 1791, telle une fleur, aux femmes mais, aussi, aux étrangers. Ainsi, non sans provocation, c'est dans une volonté d'établir un Empire libéral que l'impulsion est donnée de laisser la parole aux plus grands parmi les derniers au Salon des Refusés, c'est-à-dire plus seulement aux derniers des lauréats à la mode !! La structure est nette, le nombre d'aspirant à un véritable humanisme, au demeurant chétif, réussit tant bien que mal à léguer les bases d'une culture moderne où chacun réussit à trouver sa place au bout du compte. Certes, afin de suivre l'air du temps, il apparaît de bon ton d'avoir vu les deux salons, avant de se rendre à l'Exposition Universelle. Un minimum puisque d'autres salons voient jour comme celui de la Société Nationale des Beaux-arts, fondée par de grands noms de la peinture, tel le romantique Eugène Delacroix ou le symboliste Pierre Puvis de Chavannes, et présidée par l'homme de lettres Théophile Gautier, en 1862... Parfois, de splendides bouquets finaux attendent les amateurs d'art les plus éclairés, par l'édification de pavillons fantaisistes d'artistes refusés, tels Gustave Courbet, en 1855, avec son Pavillon du Réalisme (La taille monumentale de l'"Atelier du peintre", conservé au Musée d'Orsay à Paris, violait les critères établis), ou encore mieux Édouard Manet, entant que cofondateur du salon des refusés, en 1863, avec ses eaux-fortes et ses 53 tableaux (Le "Déjeuner sur l'herbe", conservé au Musée d'Orsay à Paris, était jugé trop scandaleux...)... Dès 1884, traçant tout aussi bien sa route, le Salon des Indépendants, créé par les peintres Georges Seurat et Paul Signac, les grands fondateurs du diVISIONnisme, emboîte le pas sur le Salon des Refusés... Probablement plus indépendants encore ou refusant tout simplement de "faire salon", d'autres partent faire le tour du monde, volant d'île en île, de Java à Bornéo et de Bornéo au Sri Lanka, telle la botaniste anglaise Marianne North, peintresse inquisitrice d'une nature SAuvaGE, impéRIEUSEment et impéTUEUSEment PARadISiaque... Moins d'un siècle plus tôt, en 1797, sous le Directoire, afin de pallier aux suppressions faites après la révolution, en 1793, de l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture mais aussi de celles de Musique et d'Architecture, l'Académie des Beaux-arts ne se rétablit que difficilement, dans un grand déséquilibre, puisqu'elle restera fermée aux femmes pendant plus d'un siècle (1896). C'est alors de ce lieu, remanié en École des Beaux-arts, en 1870, avec l'instauration de la troisième république, que le sensualisme, bien avant le symbolisme mythique d'un Gustave Moreau, succédant, en 1892, au néoclassicisme d'un Jules-Elie Delaunay, libère un exPRESSIONnisme fauve parmi ses élèves, tels Henri Charles Manguin, Henri Matisse et Georges Rouault, alors plus que FarOUchement humanistes !!!!

            Les grands fauves ainsi lâchés, le XXème siècle bouleverse irréMEDIAblement la donne ! Les filles deviennent ces garçonnes des années folles et, les années de guerre passées, elles parferont le style avec le cheveu encore un poil plus court... Modelant ainsi l'hégémonie d'un baby-BOOM futur, dans une société fortifiant les bases d'une éducation vouée davantage au machisme ou même à la pédérastie, héritée très humainement de l'antiquité grecque, qu'à un féminisme ou à un saphisme quelconque... L'art reste donc le théâtre d'une splendide superCHERIE humaine, sachant garder, exceptions mises à part (Maria Blanchard, Rosa Bonheur, Sonia Delaunay, Léonor Fini, Frida Kalho, Marie Laurencin, Tamara de Lempicka, Gabriele Münter, Nicki de Saint Phalle, Sophie Taeuber, Maria Elena Vieira da Silva, Suzanne Valadon, Marianne von Werefkin etc... !!), une vision masculine très BON Chic BON Genre... Oui, plus personne n'est dupe. LUCidité rime pleinement avec MODErnité !! Inutile éVIDEmment de détailler l'oeuvre de la précoce Suzanne Duchamp... Certainement, son frère le dadaïste franco-américain Marcel Duchamp, travesti surréaliste en Rrose Sélavy, perdrait de son lustre GLAMOUR (LHOOQ...) !! De tsar parmi les stars... Telle une sculpture MALienne d'androgyne diVINisé, au nombril fort prononcé, relevant d'une culture pré-dogon et remontant au Xème, voire même au XIème siècle... Quèsaco ?!! Dès 1913, ne porte-t-il pas un coup fatal au monde de l'art, avec sa "Roue de bicyclette" exposée en Ready-made ?!!! Après quelques cours à l'Académie Julian, c'est avec le fameux Groupe de Puteaux (Pas putto !!), réunissant ses deux frères (Jacques Villon, le peintre et Raymond Duchamp-Villon, le sculpteur !!) et amis artistes, tels Francis Picabia, Fernand Léger, Robert Delaunay, sans omettre les deux auteurs du texte fédérateur "Du Cubisme" (Publié en 1912), Albert Gleizes et Jean Metzinger, que Marcel Duchamp acquiert ses lettres de noblesse. Des lettres dites objectives car relevant autant de l'universel que du PARTICULiEr et confortant la vision rationnelle d'un homme ENFIN libéré ! Cela étant, Marcel Duchamp, qui comptait pourtant au comité de sélection du Salon des Indépendants, de 1911, ses meilleurs compagnons d'AR(T)me (Section d'Or), se voit refuser son moult trop contre-révolutionnaire "Nu descendant un escalier" ! L'heure n'est donc plus tant de "faire salon" mais bien plutôt de se mettre en mouvement, quitte à s'exposer soi-même. Tel son ami suisse, le boxeur poète Arthur Cravan, renonçant in extremis à son suicide public (annoncé en grande pompe), pour s'exprimer PASSIONnément sur l'enTROPiE...

          Oui, toujours pARfaiTement inutile de s'attarder sur les grandes pionnières de l'art abstrait, à la spiritualité si féconde, que sont l'anglaise Georgiana Houghton et la suédoise Hilma af Klint... D'autant que la première expose "uniquement" 150 toiles abstraites dès 1871 (1ère peinture abstraite datée de 1861) et que la seconde peint sa première toile abstraite "Primordial chaos" dès 1906 !! En effet, seuls trois peintres mâles, le théoricien exPRESSIONniste russe Vassily Kandinsky, dès 1910 (Série d'études pour Composition VII), avec, dès 1911, la publication d'un manuel "Du spirituel dans l'art", le théoricien orphiste Tchèque Frantisek Kupka, dès 1910 ("Nocturne"), après avoir investi des revues politiques satiriques, et le théoricien néoplasticiste néerlandais Piet Mondrian, dès 1913 (Composition XIV), après avoir fait ses armes à la Société de Saint Luc et adhéré à la société de théosophie, se doivent officiellement de PARAD(IS)er ! Car, c'est d'une dérive existentialiste politisée, refoulant tout surmoi transcendantal d'un homme de lettres comme le danois Soren Kierkegaard ("Ou bien... ou bien...", publié en 1843), que s'injecte une dose tragi-comique particulière, préparant un XXIème siècle ne sachant plus que s'éberluer pour exorciser ses peurs, démons des siècles achevés et autres phénomènes apocalyptiques. Bien-sûr les signes christiques sont ensablés sous des rires effrénés, des FOUS-rires, aussi absurdes qu'humainement nécessaires, révélateurs par la force des choses... Et, histoire de rire jusqu'à la mort (Celle de l'art, bien-sûr !), le prédadaïste Joachim-Raphaël Boronali réussit même cet exploit d'exposer au Salon des Indépendants, de 1910, sa toile "Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique", peinte par un véritable âne, nommé "Lolo". Le pinceau ayant été soigneusement attaché à la queue de l'animal... Soit donc un métazoaire à grandes oreilles s'imposant en grand pionnier de l'art abstrait ! Par ailleurs, deux autres spécimens sont tout autant à prendre en considération, les hommes de lettres humoristiques Paul Bilhaud et Alphonse Allais, qui n'hésitent pas à "performer" sur des monochromes abstraits, dès 1882 pour le premier (Combat de nègres dans un tunnel) et, dès 1897 pour le second (Couverture de son album Primo-avrilesque). Des pionniers à double titre (Performance et abstraction), donc... L'humour, même le moins fin, apportant inDénIABLEment sa contribution à l'Histoire, malheureusement en bien comme en mal. Dès lors, le grotesque investit officiellement le monde de l'art. D'ailleurs, ne supportant plus les sempiternelles railleries, les deux grands instigateurs du cubisme, le fauve français Georges Braque et le surréaliste franco-espagnol Pablo Picasso, pourtant rattachés à l'écrivain marchand d'art franco-allemand Daniel-Henry Kahnweiler, décident tout simplement de ne plus exposer leurs travaux au quidam. Avec pour conséquence deux absences historiques au Salon des Indépendants de 1911, d'où émergèrent nombre de cubistes... Décidant de faire sien ce volte-face, dès 1912, Daniel-Henry Kahnweiler propose un contrat d'exclusivité à Georges Braque et à Pablo Picasso. De leur côté, dans un volte-face plus imPRESSIONnant encore, puisque s'inscrivant dans un financement à "maximum risque", d'ailleurs égal en tout point avec celui de la mARCHandE américaine Peggy Guggenheim (Les surréalistes dadaïstes tels que Marcel Duchamp et son futur mari Max Ernst), les institutions publiques se mettent en quête effrénée de mamelles labellisées (Prix, diplômes, articles de presse etc...) !! Pour éviter le pire, il est même "conseillé" à toute la population de s'orienter vers le mécénat institutionnel, tel celui muséal, sous forme de dons parfois intégralement remboursés (Défiscalisation rappelant celle accordée par Louis XV à l'Académie de Saint-Luc...) ! Pour sûr, FINancer un artiste, qui plus est sur plusieurs années, fermement attaché à repeindre tout son cosmos en turquoise et, bien entendu, tout l'univers avec, est de ces activités rendues très incertaines, méritant probablement l'assurance mondiale multirisque. Car, l'heure est grave, il est offiCIELlement question d'âne et même d'âne collet-monté !!!!


Le mouvement du WORLD ART s'identifie par l'incommensurabilité de sa structure, générant des oeuvres d'art inaliénantes, en tant que composantes de l'oeuvre d'art universelle.




          Aussi, seuls des projets, au mieux ULTRAcalibrés et au pire ultraformatés, profitent encore de systèmes financiers, tels ceux publics et privés. Bien-sûr, tandis que l'immobilier comme le mobilier, tels le château de Versailles et sa fameuse commode Boule, les entreprises, tels les laboratoires de recherche scientifique, et même les organismes, tels ceux humanitaires, accèdent à un mécénat au long cours, les artistes, pourtant revenus à l'essence même de l'AURA, à la suite de l'homme de lettres allemand du début du XXème siècle Walter Benjamin, en favorisant in-extremis leur corps (corps-pinceau) à la toile, n'y ont plus vraiment accès (commande obligatoire d'une oeuvre) ! L'art, le corps, ne pouvant certainement pas être légiféré comme une entreprise !!!  Et, Aristote n'y changera rien, de toutes façons... Le plasticien phare du pop art américain, Andy Warhol, non plus, d'ailleurs ! L'exception confirmant toujours la règle, encore et encore... En effet, déambulant sur les pas du peintre néerlandais du siècle d'or (XVIIème siècle) baroque, Rembrandt van Rijn, qui percevait une partie des recettes de ses copieurs attitrés (Ses propres élèves !!!!), le directeur de la célèbre entreprise artistique, nommée "Factory" (1964), qui laissait, lui, la totalité de ses recettes perçues à ses copieurs X et Y (Selon lui, ses meilleurs publicistes !!!!), avait parfaitement su démontrer l'inverse. Ainsi, rien de très surprenant à ce que les mécénats deviennent de plus en plus hors-normes et que les plasticiens deviennent également de plus en plus hors-normes, à mi-chemin entre désincARnaTion apocalyptique et réincarnation apothéotique ! FINALement, les premiers seraient même plus étonnants que les seconds (Loterie, dans une réflexivité à toute épreuve !)...

            Et puis, avec l'entrée dans le XXIème siècle, le marketing et le mécénat ne sont-ils pas devenus les meilleurs amis du MOnDE, sans que cela ne soit plus FINALement si CHOqUANT ?! En bonne et due forme, les marques de luxe s'attellent à développer leur propre centre d'art contemporain... Tels des dompteurs d'âne collet monté, très chiquement diplômés !!!! De surcroît, en toute légitimité donc, puisqu'il n'est plus véritablement requis d'établir une relation inscrite dans le temps pour obtenir le titre si convoité de mécène, tout entrepreneur ou tout acheteur, y compris celui de lait d'ânesse en conserve (Signé ou non), se révèle être un moderniste dans le vent, à la pointe de la philanthropie et, bien-sûr, de l'humanisme... Celui de la toute dernière génération, permutant librement chaque objet et chaque sujet... Alors, le plasticien réussit à discerner un mécène dans sa famille et même dans l'Etat (Du revenu de solidarité au DIVIdeNde UNIVERSsel), sans plus attendre l'expertise, il est vrai somme toute très subjective d'un Theo Van Gogh ou encore d'un Laurent le Magnifique... Ainsi, la relation financière de l'impressionniste français Paul Cézanne avec son père, un banquier de la première heure, apparaît sous un jour nouveau et ajoute, à une liberté première, quelques airs de noblesse intellectuelle ! D'autant que cette conjecture le rapproche indubitablement du PATERnalisme, promu par le TECHNOcrate Frédéric Le play (Polytechnicien du Corps des mines), notamment lors de l'exposition universelle de 1867, à Paris, dont il fut le commissaire général... En toute relativité donc, tandis que cette exposition dure quatre ans et rayonne internationalement (Visite de la reine Maria Pia de Savoie, du frère du dernier Shogun le prince Tokugawa Akitake, du futur roi Edouard VII, de l'émir Abd El-Kader, du Tsar Alexandre II, du roi Louis II de Bavière, du président Otto von Bismark, du sultan Abdulaziz etc...), la toute première exposition d'un futur mouvement de renommée mondiale, celui des impressionnistes, dans laquelle se trouvent d'ailleurs trois oeuvres éloquentes de Paul Cézanne ("Étude, paysage d'Auvers", "Une Moderne Olympia" et "La maison du pendu"), a lieu dans un petit cercle français, en 1874, et ce durant moins d'un mois !! Aucunement déstabilisé par le cadre amical de l'évènement, bien au contraire, et manifestement plus qu'inspiré par l'humour décalé émanant du tableau de Claude Monet "Impression soleil levant" (1872), le critique d'art et collègue de l'inclassable  (Photographie-aéronautique-écriture) caricaturiste Nadar (Journal Le Charivari) chez qui l'exposition a lieu (Son ancien studio), Louis Le Roy, publie un article satirique, intitulé "L'exposition des impressionnistes", les nommant ainsi définitivement pour la postérité !!

            Mais, hélas, comme par désenchantement soudain, lassée par un monde ultrapolitisé, soit des plus violents, coupé inextinguiblement de l'élan créatif originaire rendant, selon le plasticien ultraMondAIN Robert Filliou, "la vie plus intéressante que l'art", l''Avant-garde finit lentement par s'abstraire... Alors, les rapporteurs d'état écumant les expositions, foires et lieux plus undergrounds, ne rectifient plus que très difficilement la balance. Augmentant considérablement la complexité, le squat devient l'alternative mode, soit le nouveau Salon des Refusés, pour un grand nombre d'artistes immunisé contre le froid (ADN NÉANderTalien ?!) et en quête d'expérimentations sociales détachées du système économique usuel.  Relevant de l'Art pauvre (Arte povera) autant que de la Beat generation, deux mouvements apparus vers le milieu du XXème siècle, quelques plasticiens choisissent d'employer leur maigre ressource, voire leur revenu minimum, dans des expéditions plus ou moins chaotiques car plus ou moins extatiques, canalisant les désastres que décrirait parfaitement un film social de, ou inspiré de, l'anglais Ken Loach. Tel qu'un "Jimmy's Hall", sorti en 2014... Certes, un peintre comme l'américain néo-primitif (Mouvement initié au début du XXème siècle, dans l'Avant-garde russe, avec le groupe QUEUE D'ÂNE...) Jean-Michel BaSQUiAT, actif dès la fin des années 70, officialise cette marginalisation extrême de l'art, en entrant post-mortem dans les musées nationaux...

          Déshumanisation oblige... L'alimentation d'un système huManI(LI)TARISTE, axé sur un fantasme sadoMAsoCHISTE, démultiplie les structures sociales dépersonnalisant progressivement les jeunes artistes. Par un harcèlement au long cours, tels des maîtres-chanteurs menaçant à chaque rencontre de couper les vivres aux travailleurs en berne professionnellement ("Les clochards existent..."), ces processus relationnels favorisent autant le travail forcé et le chômage que le maintien pérenne des injustices.  En effet, puisqu'allant à l'encontre de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, dont la liberté de choisir son travail (Articles 23 et 26) et le droit à la sécurité sociale (Art. 22), la justice se voit enfreinte par une anarchie sous-jacente remettant en cause la grande période révolutionnaire comme le suffrage universel. Évidemment, dans ce climat de crise étatique, soit du tout emprunt éCOnoMIQUE (Perte de l'avantage-comparatif établi par l'économiste britannique David Ricardo en 1817), le clou du spectacle revient aux artistes parmi les plus maudits, puisque catapultés surRÉALISTEment du côté des travailleurs sociaux pour interrompre les créations artistiques non rentables sur le champ ! Un rôle qu'ils acceptent d'endosser certainement moins pour fuir la précarité que pour faire face à une réprobation sociale ambiante (Mais, quelle Bande d'ânes !!!)... Mais, dès lors, serait-il possible d'être juge et partie en toute impunité ? Transcendance oblige, ce paradoxe haut en couleur ne signifie-t-il pas l'imminence d'un Jugement dernier puisque sonnant, en tant que dernier des derniers (Soit derrière le dernier des ânes !!), l'entière visibilité de son effectivité ?! L'art s'affirmant comme structurel depuis Hegel, le philosophe français Maurice Merleau-Ponty (Phénoménologie de la perception, 1945) et, aussi depuis l'inénarrable "black dog" CHURCHillien (Winston Churchill nommait ainsi sa dépression) ! "Zounds/Morbleu", aboierait-il dubitativement, "quel affreux dilemme que de choisir entre l'Art MILITairE pour refaire le décors et l'Art pictural pour peaufiner le décors (Comme Adolf Hitler, Winston Churchill était peintre à ses heures) !!!!" Un chien pouvant piteusement cacher le dernier des ânes...

            Heureusement, dans le "Meilleur des Mondes", de Voltaire à Huxley, le plasticien femme ou homme, autant animé de philosophie humaniste que de grand désir de mouvement universel, finit idéalement par entrer dans les musées nationaux, aidé ou non par l'obtention de mécénats, de commandes, de bourses, de prix (Prix Marcel Duchamp), de contrats proches de sa vision artistique ou, encore, de résidences plus ou moins variées, selon ses desiderata purs. Des résidences allant des lieux ultraMondAINS, telle l'Académie de France à Rome (Dialogue franco-italien), fondée sous Louis XIV (1666), par Colbert, également nommée Villa Médicis, comme des plus savants, tel le Muséum National d'Histoire Naturelle, fondé par décret de la Convention (1793), où différents savoirs s'allient aux tubes de peinture, à ceux vraiment hors-normes, tel donc le squat. Ou même... le tonneau ! À condition d'en référer, pour ce dernier, au cynique grec, du Vème siècle, le philosophe Diogène de Sinope qui habitait un tonneau et d'aboyer, assurément (Se méfier tout de même du "black dog"...), pour faire honneur à l'étymologie canine du courant philosophique auquel il se réfère !!!! Tout DOGme mis à part, une menue brochette de plasticiens produit un art surpuissant financièrement, telles des pièces comme "Le Veau d'Or" ("The golden calf"), daté de 2008, un veau couronné d'un disque d'or et plongé dans du formol, vendu plus de 10 millions d'euros, ou "Pour l'amour de Dieu" ("For the Love of God"), daté de 2007, une vanité (Memento mori) symbolisée par un crâne humain recouvert de diamants, vendu plus de 60 millions d'euros, de l'anglais Damien Hirst... Ou encore, la pièce "Accroche coeur" ("Hanging Heart"), datée de 2007, de l'américain Jeff Koons, un coeur en aluminium de 3 mètres de haut, vendue plus de 20 millions d'euros (L'amour n'a décidément pas de prix !), avec pour suite royale une exposition au Château de Versailles, en 2008... Le pourtant très spectaculaire "Weather Project", l'installation d'un faux disque solaire, daté de 2003, du danois Olafur Eliasson, exposé si populairement à la Tate Gallery, de Londres, ne fera pas aussi bien. For sure, le roi soleil ne sachant se contenter d'un ersatz...

          Aussi proches du Paradis que des Enfers, tous les artistes s'intégreraient donc idéalement dans une laïcité plus allumée que jamais, questionnant viscéralement ces aspirations humanistes et gardant une foire païenne pour messe, faute de grande illumination rédemptrice. Car, au bout du compte, l'humanité aurait droit à son lot de laideur grandiose, tel un rouage vincien à contre sens. "Good business is the best art" : rétorque Andy Warhol... Car, après tout, qu'est-ce donc que l'ART-GENS ?!! Un regroupement de gens contribuant, consciemment ou non, à la création artistique ?!! N'est-il pas de ces révélateurs du monde des idées de Platon, interférant en bien et en mal sur la matière, dans le but ultime de libérer cette dernière pour l'éternité ? Ad fine, puisque LUCidement liée à une forme de corruption aristotélicienne, la création monétaire appartiendrait déjà au passé... De sorte que le seul et unique pouVOIR d'une culture paumée/pommée résiderait dans une capacité à danser, toute la NUIT durant, sur une belle musique scléROSantE... Alors, l'album américain du groupe rock-psychédélique des "Velvet UNDERGROUND", accompagné par la chanteuse Nico, sorti en 1967 et produit par Andy Warhol, passerait en boucle, non pas jusqu'au chaos final mais jusqu'au grand déCLIC final. Celui émanant d'une pensée SauvAGE, telle qu'interprétée par l'ethnologue français Claude-Levi Strauss, puisqu'appartenant à un temps divinement synchronique et non pas diablement diachronique !!


L'émergence d'un mouvement paradisiaque s'impose dans un folklORe divin, tel un PLI infini (De folklore en folklore) par lequel le philosophe français Gilles Deleuze entend marquer son âme ("Le pli. Leibniz et le baroque", 1988). 




              POPularité oblige, à des années lumières d'un imago moyenâgeux, un spectre musical, en digne héritier d'une WORLD MUSIC (Plus que des chARTs), hante les rues, tout sexe confondu, dans un folklore des plus variés, pour mieux interroger sa sublime Éternité. Créant un décalage encore plus grand, soit abyssal, les tubes (Toujours pas de peinture !!) et clips musicaux, sont pléthores en la matière... Une rapide lecture de ceux diffusés sur les ondes, comme le tube anglais "Viva la vida", de l'album "Viva la vida or death and all his friends"/ Vive la vie ou la mort et tous ses amis", sorti en 2008, du groupe pop-psychédélique Coldplay, chantant les tribulations révolutionnaires menant aux cloches de la Jérusalem céleste ("I hear Jerusalem Bells a ringing."/J'entends sonner les cloches de la Jérusalem."), DÉMONtre toute la prégnance d'une telle proposition. Une mort incarnée, même si allégorique, n'étant plus qu'un paradoxe, une donnée sonnant clairement FAUX quant à ses attributions... De son côté, le titre rock-psychédélique "Bad Romance", de l'album "Fame Monster" sorti en 2009, de l'américaine Lady Gaga, introduisant l'idée d'une résurrection moderne, reste plus que jamais d'ordre mystique. Suivant le script du vidéo-clip, l'histoire se déroule au milieu des top-modèles et de la mafia russe, dans un décor de bains publics immaculés, aux allures médicales, rappelant l'univers plus paranoïaque que maniaque du plasticien français Jean-Pierre Raynaud (Carrelage blanc en céramique avec joins noirs...) !! Des personnages sortent de leurs cercueils, dont la chanteuse d'humeur assez exécrable pour lancer un cinglant : "I want your ugly. I want your disease./Je veux toute ta laideur. Je veux toute ta maladie.". Telle la résilience parfaite de stigmates fractalisés à l'infini... Dès la 22ème seconde, l'image subliminale d'une croix traverse l'écran... Annonçant la naissance d'un temps parfaitement maîtrisé, l'effet "pause" positionne alors des perles de verre en suspend. Un an plus tard, lors de l'exposition collective "Deadline", au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, un rideau de perles, "Sans titre (Début)", du plasticien cubain Félix Gonzalez-Torres, est placé au bout d'une allée de photographies de vautours, "Sans Titre (Vautours)", deux oeuvres réalisées en 1994, symbolisant le passage de la vie à la mort, en tant que résultante d'une suite logique et celui de la mort à la vie, en tant que résultante finalement toute aussi logique ! De fait, "La Jeune Fille à la Perle", dite "La Mona Lisa du Nord", peinte en 1635 par l'hollandais Johannes Vermeer, membre dès 1631 de la guilde néerlandaise de Saint-Luc (Delft), prend un tout autre sens, où, d'un état de grâce divin jaillit une dimension synchronique, emprunte d'ubiquité. Chaque mouvement façonnant FINALement LA PERLE...

            Ainsi, la chorégraphie aussi allumée qu'illuminée du vidéo-clip "All the Lovers"/"Tous les amoureux", de l'australienne Kylie Minogue, tiré de son album pop-rock "Aphrodite", sorti en 2010, rappelant le concept d'"Endless House"/"Maison sans fin" de l'architecte américano autrichien Friedrich Kiesler, développé par ailleurs en danse contemporaine par le chorégraphe américain William Forsythe - et qui mériterait de l'être tout autant en science économique (Du mouvement individuel au mouvement universel...) - se termine par un mémorable lancer de colombe juvénile, après celui, non moins réussi, d'un éléphant gonflé à l'hélium !! D'anciens rites animistes subsistent dans nos sociétés, laissant à penser que les religions ne sont que la partie visible d'un iceberg ancestral, celui relevant d'un chamanisme universel, de par un culte illimité à une nature d'inspiration divine. Par ses aptitudes naturelles, l'humain s'élève spirituellement jusqu'à voler mentAleMENt jusqu'au Ciel, soit avec le plus d'Esprit possible. Aussi, outre la représentation de la paix, la colombe est utilisée dans certains rites chrétiens, comme métaphore du Saint-Esprit descendu sur Jésus, quelques jours après son baptême. Et, bien plus qu'épatant, cet éléphant est non sans rappeler Ganesh, le Dieu de la sagesse des Hindous ! Bien-sûr, les autres dieux étant, par comparaison, lésés en sagesse, la symbolique de l'éléphant ébranle à elle-seule tout le polythéisme ! Une symbolique rappelant une des lectures de la Trimurti hindou, réordonnant, au-travers de l'énergie du Brahman, un panthéon monothéiste (Même concept que la Trinité catholique prônant malgré tout un Dieu unique)... Une problématique très contemporaine, soit une ânerie, se dégage alors !! Comment répondre à nos pulsions animales, soit les plus bestiales, si ce n'est par des mouvements éternellement chaotiques ? Par cette nouvelle "Endless house", les corps, qui prétendent tous à une jeunesse nimbée de lumière, tentent d'apporter une réponse de façon organique, c'est-à-dire avec toute la spontanéité requise ! Une nouvelle problématique se dégage alors... Une danse universelle innée, celle remontant aux origines ancestrales, n'inscrit-elle pas une unité majeure, apte à contrecarrer le chaos par un esprit suffisamment  sPORTif (Adéisme - Agnosticisme - Athéisme - Déisme - Polythéisme) ou suffisamment graCIEUX (Monothéisme - Panthéisme) pour considérer la TRANScEndance comme l'immanence PARadISiaque ? Pour PARA(DIS)chever ce bouquet de saiSON, le vidéo-clip moins ROMANtique qu'énigmatique d'"In your Hands"/"Dans tes mains", de l'album pop-psychédélique "Hobo"/"Vagabond", sorti en 2009, de l'anglais Charlie Winston, montre des gens attendant leur tour, avec chacun un numéro, dans une excitation hautement perceptible... Une prestation d'autant plus intéressante que cet artiste est également l'auteur du titre "Kick the Bucket" (Même album), qui veut dire à peu de chose près "Casser sa Pipe", où il se rit joyeusement, avec toute une armée d'os ultRamONDainE, de nous voir tous mortels !!! Effectivement, hormis un humour macabre réfrigérant, il y aurait bien là matière à rire, de tout son sou !!!!!! Toutes ces pistes musicales s'interfèrent comme les résurgentes, conscientes ou non, d'un ensemble fort complexe, questionnant autant les capacités intellectuelles que physiques des uns et des autres. Ainsi, de façon plus que tangible, puisque présageant d'une performance à venir, l'Exposition UNIVERSelle de Shanghai, se déroulant cette année (2010), avec ses 5,28 km², ambitionne d'être PHYSIQUEment la plus grande jamais réalisée.

          Car, loin d'être un précepte religieux, la coutume au dualisme primaire d'inscrire automatiquement une mort physique plutôt que symbolique ou spirituelle, au centre du Paradis, célèbre une fâcheuse bête humaine... Celle-là même sur laquelle est crucifié le pourtant inVINCIble Marghu Buyinrah, tel que le relate le petit vizir savant persan Rashid al-Din, conseiller des souverains mongols d'Iran notamment, dans son '"Histoire universelle" (Jami' al-Tawarikh), écrite au début du XIVème siècle... Un âne, oui !! Rien de plus, car c'est déjà beaucoup... La Bible, comparant l'humain au "petit d'un âne sauvage" ("Livre de Job"), ajouterait plus encore à la tragédie ! Une interpénétration culturelle, favorisée par l'hégémonie mongole en Asie centrale, permit de démultiplier les sources du livre, puisqu'aussi bien judéo-chrétiennes que musulmanes et chinoises que persanes. Une copie, dont une illustration de la scène au fond divinement recouvert d'or (École d'Hérat), exécutée pour le Grand Émir des Timourides, gouverneur du Khorassa (De l'Afghanistan à l'Iran, en passant par le Turkménistan...), Shah Rukh (Châhrokh Mirzâ), situe spirituellement cette renaissance timouride, ralliant une fois encore les artistes aux savants. D'ailleurs, avec le même réalisme conféré à ses portraits de cour, le peintre préromantique espagnol Francisco de Goya livre des portraits d'ânes remarquables, renforçant l'ensemble de ses gravures (Les caprices, 1799) d'une critique humaine des plus réjouissantes.


Depuis l'art pariétal, soit près de 40 000 ans, l'Institution ne peut que se rendre à l'évidence de l'acheminement unitaire vers une mise en adéquation du corps et de l'esprit, du visible et de l'invisible, du mouvant et de l'ÉTERNEL.




        Les prophéties se réalisent jusqu'à leur apogée libératrice, dépassant allègrement la "Grande Santé" du philosophe apatride Friedrich Nietzsche, telle que décrite dans son dernier livre, '"Ecce Homo"/"Voici l'Homme", publié en 1908, à titre posthume. HeuReUSEment, ÎLE existe... L'univers du sacré, aux monuments architecturaux hautement significatifs (Symbolisme structurel), s'accorderait à dire que le Paradis se trouve là où personne ne pense à regarder, dans le coeur précisément. Non, pas dans celui à 23 millions d'euros !!! Assurément, le ChOEUR musical, à condition d'exclure toute idolâtrie, inscrit une pertinence véritable, dans une collégialité spirituelle. Par la notion de résurrection, la mort se définirait avant tout comme une catharsis libératrice, une métaphore permettant d'atteindre un lieu mental propre, de par une introspection effective, menant à une "Fin des Temps" libératrice ou "Jugement dernier" individualisé. Soit une révolution personnelle, somme toute éminemment intellectuelle... Le céleste, se référant au "Royaume de l'Esprit" et relevant donc autant du muscle cérébral que de celui cardiaque, définit une clé symbolique pour inscrire la réalisation vertueuse tant recherchée du monde. Celle marquant définitivement le pli paradisiaque (Oui entre  âne et âme !!), si fondMENTALement poétique ("Tels des Anges"), fondAMENtalement spirituel ("Élévation d'âme")... Mais, le comportement mortuaire des premiers humains modernes, comme l'indique le site de Buran Kaya, sur la péninsule de Crimée, remontant au Paléolithique, il y aurait environ 38 000 ans, ne plaçait-il déjà pas le crâne au centre de toutes les attentions ritualisantes ? D'autant plus qu'herméneutiquement comme épistémoLOGIQUEment, l'étude savante des livres religieux et laïques s'avère cruciale pour savoir de quoi il en retourne précisément. Cela, afin de se diriger, en toute bonne conscience, vers les actions les plus cruciales pour enfin accomplir son devoir suprême ! Plus que jamais, au-delà d'une réalité terriblement terre à terre, l'unité, celle rassemblant toutes les énergies dans un corps immatériel, demande à se révéler...

        Sûrement qu'après mille et un détours ou mille et une nuits à écouter du Velvet Undergroung, la clé unitaire se rapproche de l'illusion phallocratique d'une démocratie universelle (Mêmes principes de loi pour tous), assujettissant le pouvoir exécutif aux pouvoirs législatif et judiciaire pour exprimer la volonté souveraine du peuple (Article 21 de la "Déclaration Universelle des Droits de l'Homme"). Plus précisément, d'une raison de l'idéal, telle que définie par Emmanuel Kant, à la fin du XVIIIème siècle, donnant à une République NOU(S)ménale (Intelligible) d'asseoir naturellement une République phénoménale (Réalisée)... Plus que jamais, son "projet de paix perpétuelle", soulignant l'essentialité à chercher librement son bonheur; reste d'actualité. Dès lors, au "Carpe Diem" et au "Memento vitae" juxtaposés s'allie ce potentiel démocratique, inscrivant toutes les prophéties dans un présent extatique, capable de se détacher d'une vision chaotique tel qu'un totalitarisme financier ou qu'un barbarisme informationnel (Xénophobie généralisée) et d'adopter une vision divine, telle qu'une Loi universelle naturellement paradisiaque... Être paradisiaque ou ne pas être, là est la réponse... Alors, le principe même d'immortalité, aussi cher à l'Académie française qu'au "Courtisan" de Castiglione, poussé dans ses retranchements scientifiques et coupé d'une philosophie existentielle symptomatique, achemine la désuétude des lois législatives face à la Loi universelle. Déjà, au Vème siècle, dans son ouvrage "La cité de Dieu", le philosophe romain Augustin d'Hippone ou Saint Augustin, un des quatre Pères de l'Église d'Occident, s'essayait à en donner les formes, au moyen d'une théologie naturellement rédemptrice. Idéalement, cette Loi s'inscrit dans une nature divine (Matrice perfectible), de sorte que seule l'âme gouverne pleinement (Pli paradisiaque), dépassant et contrecarrant au plus fort d'une connaissance acquise (Savoir) la mort psychique (Transcendance) et la mort physique (Immanence). Certes, l'héritage du "Phédon" de Platon, remontant à environ 385 av. J.-C., relatant la mort héroïque de Socrate, préférant le poison à la fuite, après avoir osé remettre en question le pouvoir républicain (Peine de mort pour corruption des moeurs), serait un brin trompeur. Un brin seulement... Le brin génétique étant libre comme l'air, prêt à naître et à renaître, au-milieu des passiflores et des strelitzias ! De là, toute la puissance de la résurrection (Logique intelligible), réunissant les morts et les vivants.


Au fin du fIN, la dimension spirituelle de l'art réside dans le fait de réinscrire la réalité dans une symbiose du prédicat du non-être d'Aristote (Production d'absolu dans l'abnégation) avec celui du sans-objet du plasticien polonais, actif au début du XXème siècle, Kasimir Malevitch (Production de suprématisme par la désinvolture), ayant pour corrélation l'immanence du cadre d'exposition : LA VIE, PAR(A)DI(S) !!









Manifeste Artistique



Copyright © Allaïa Tschann, 2018. Tous droits réservés.